MAKILA 2015

Théâtre des Feuillants

Samedi 7 Novembre 2015

Makila, le nouveau spectacle de Gazteria et de Gernika ne réunira pas moins de 45 danseurs, choristes et musiciens, qui revisiteront pour l’occasion les danses traditionnelles les plus représentatives et les plus spectaculaires du Pays Basque, remarquablement décrites dès le XIX siècle par Pierre Loti, auteur entre autres de « Ramuntcho » et du « Pêcheur d’Islande » : Les pas étaient compliqués, singulièrement, avec, de temps à autre, des bonds d’une vigueur prodigieuse qui faisaient tinter des grelots et claquer, le long des mollets, les lanières de cuirs. Il y avait de grands coups d’estoc portés en cadence, avec des parades vives, des heurts simultanés, de toutes les épées, de bruyants cliquetis d’acier. Et cela faisait songer à quelque scène de l’antiquité à quelqu’une de ses pyrrhiques guerrières auxquelles se complaisaient les jeunes hommes de la Grèce.

 

Toute poétique qu’elle fut, sa vision n’est pas éloignée de la réalité d’une pratique chorégraphique ancestrale, réservée originellement aux seuls hommes, dont la dimension la plus singulière communie avec le Sacré. Aux côtés de ces chorégraphies cérémonielles, la danse basque s’invite aussi dans la vie de tous les jours, pour les travaux agraires comme pour les moments de convivialité, où filles et garçons s’étourdissent de danses, privilégiant les rythmes endiablés.

 

Aujourd’hui, la fête au Pays Basque, qu’elle soit profane ou sacrée, ne saurait cependant se concevoir sans le chant qui, à l’instar de la danse, se célèbre, le plus souvent, en communauté. Il en sera ainsi dans « Makila », le nouveau spectacle de Gazteria et de Gernika.

Un Spectacle en trois tableaux

 

Premier tableau : les rites Les jours des fêtes patronales sont l’opportunité de vivre les traditions rituelles, sous l’œil des anciens et du maître (Maisu). Les personnages perdent, pour ainsi dire, une partie de leur humanité. Dans leurs costumes rituels identiques, hommes et femmes se confondent pour n’être que danseurs.

 Deuxième tableau : les travaux des champs Aux champs, hommes et femmes travaillent avec ardeur. Derrière ces heures d’effort, il y a 2 la détente, la séduction et parfois le conflit. Ces instants de vie recèlent d’une grande complicité entre tous les personnages captés dans leur environnement quotidien.

 

 Troisième tableau : Les Celtes s’invitent à la fête... La convivialité occupe une place importante dans la tradition basque, et se retrouve naturellement à l’issue d’une journée d’effort. Dans une taverne, les acteurs se retrouvent et rivalisent de virtuosité lorsque des Irlandaises s’attardent dans la taverne. Un métissage de ces cultures s’en suit en tout esthétisme.

« Makila » un bâton de marche pour marquer l’entrée dans le monde adulte...
 

Le Makila est le bâton de marche du Basque, doublé d’une arme à l’extrémité. Jusque dans les années soixante, il était généralement remis à l'adolescent pour marquer son entrée dans le monde adulte. Si le Makila était un bâton robuste, pratique, un véritable compagnon de route, il avait également une vocation défensive. Aujourd’hui, c’est un objet usuel personnel, qui est souvent offert en signe d’honneur.

 

Le makila symbolise une façon de vivre, de penser et d'honorer. Chaque pièce est unique et personnalisée par l'inscription sur le pommeau du nom, du prénom et de la devise du propriétaire, traduite en basque. La Makila porte en lui un pan important de la culture Basque. En l’utilisant pour personnifier la transmission culturelle, le spectacle « Makila » propose une interprétation intéressante de ce symbole.

Gazteria et Gernika

 

Gazteria est fondée en 1975. La troupe Gazteria a pour ambition de perpétuer, développer et promouvoir la danse et la musique basques. Pour ce faire, des cours sont dispensés hebdomadairement auprès d’une centaine de personnes (enfants, adolescents et adultes). Après « Ibilaldi bat », spectacle créé au Trianon Théâtre de Paris (2001), « Makila » est la nouvelle grande production de Gazteria initiée dès 2012 ; deux ans de préparation intense sous la houlette d’Hervé Trinquet.

 

Gernika est le premier chœur hébergé au sein de la Maison Basque de Paris. Fondé en 1932 sous le nom de Errepika (refrain en Basque) par Paul Legarralde, il prend le nom de Gernika en 1937, quelques jours après le bombardement de la ville martyre. Sous la direction de Didier Verdeille, Gernika fédère une trentaine de femmes et d’hommes soucieux de transmettre la culture basque au travers de son répertoire polyphonique. C’est avec enthousiasme que Gernika a mis ses compétences au service de « Makila ».

 

La Direction Artistique

 

 Chorégraphie et mise en scène : Hervé Trinquet

 

Professeur de danse basque de la Maison Basque de Paris et chorégraphe de la troupe d’art traditionnel Gazteria, Hervé Trinquet a été l’élève de Christian Larralde, chorégraphe basque au sein de cette même troupe, avant de compléter sa formation auprès d’autres grands spécialistes de danse basque : Edu Muruamendiaraz, Aritz Ibañez, Bittor Corret... En 2012, Hervé Trinquet intègre Etorkizuna Kontzeptuak, un collectif de danseurs et musiciens de premier plan, soutenu par l’Institut Culturel Basque et le Malandain Ballet Biarritz / Centre Chorégraphique National. Dans un passé récent, Hervé Trinquet a participé à plusieurs spectacles de référence (« Ibilaldi Bat », « Bodarin », « Ravel Jauna ») qui l’ont préparé à cette nouvelle production où il interviendra en qualité de « chef de file ».

 

 Chef de chœur : Didier Verdeille

 

Après des études d’art dramatique au Cours Florent, Didier Verdeille se forme à l’art lyrique au Conservatoire de Perpignan, sous la direction de Lyne Cumia. Il rejoint ensuite le Elsa Mayer Lismann Opera Workshop de Covent Garden pour prendre des cours avec Gustav Sacher. De retour en France, il obtient un premier prix d’art lyrique au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison avant de poursuivre sa formation auprès de Rita Patane et Boris Pokrovski. Sa carrière d’artiste le conduit à se produire dans des œuvres aussi emblématiques que « L’Heure Espagnole » de Maurice Ravel, « Mme Butterfly » de Giacomo Puccini, « les Noces de Figaro », « La Flûte enchantée », « L’Enlèvement au sérail », le « Requiem » de Mozart, la « Missa di Gloria » de Giacomo Puccini... Parallèlement à sa carrière d’artiste, il enseigne la technique vocale à l’UER de musicologie de la Sorbonne Paris IV et au Conservatorio Pernambucano de Recife (Brésil).

 

 Direction musicale : Mikel Perez

 

Baigné de culture musicale et chorégraphique basque depuis l’enfance, auprès de ses parents professeurs de danse basque, Mikel Perez est aujourd’hui un musicien de 23 ans multi-instrumentiste (alto, guitares, contrebasse, ukulélé...) dans les répertoires folk/rock/traditionnel. En parallèle des études au conservatoire de Bayonne, il créé, en 2007, le groupe Euski de folk rock à influence basco- celtique. Avec Euski, il acquiert de l’expérience de rue, en alternant reprises et compositions originales, avec plusieurs concerts dans les fêtes de villages (festival EHZ, Les Cabanas, IparaldekoKonpilazioa...) et la sortie d'un album "Highway to Otazu" en 2012, dont il a assuré le mixage.

 

 Professeur de danse irlandaise : Rebecca Waterhouse

 

Née aux Etats Unis, Rebecca Waterhouse apprend la danse irlandaise avec Jim et Lauren Mueller, élèves de Tony Comeford qui est, entre autres, le créateur de la Comerford Irish Danse School. Elle complète sa formation de danseuse par l’étude de la musique irlandaise. Elle s’installe en Europe à l’âge de 17 ans pour poursuivre ses études. Danseuse boulimique, elle en profite pour s’initier à la danse orientale et à la danse bretonne. A Paris, elle a suivi l’enseignement de Martial Maillet, l’un des grands spécialistes de danse irlandaise.

 

© Bertrand CHAMBARLHAC

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